Depuis Syngapour Christine Lagarde encourage les banques centrales à adopter la monnaie numérique, comme outil d'échange

Après les monnaies en métal et en papier. Place désormais à la monnaie numérique. Un nouvel outil d’échange qui caractérise le changement et les besoins de la nouvelle ère économique-mondiale. Ainsi plaide Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), à Singapore Fintech Festival (sommet de Singapour).

« Ce n’est pas de la science-fiction. Plusieurs banques centrales examinent sérieusement ces pistes, dont celles du Canada, de la Chine, de la Suède et de l’Uruguay. Elles accueillent à bras ouverts le changement et les idées nouvelles, tout comme le fait le FMI », a annoncé ce 24 novembre 2018, à Singapour, Christine Lagarde. Une annonce qui devra être suivie, selon la patronne du FMI, de la publication d’une  nouvelle étude sur les avantages et les inconvénients d’une monnaie numérique. Eu égard aux besoins du changement dans l’ordre mondial des échanges commerciaux économiques, elle préconise  la possibilité d’émettre de la monnaie numérique. Et dans cette démarche, elle pense que l’État peut avoir un rôle à jouer pour apporter de l’argent à l’économie numérique.

« Cette monnaie pourrait répondre à des objectifs de politique publique, tels que (l’inclusion financière) la sécurité et la protection des consommateurs, et assurer une chose que le secteur privé ne peut pas garantir, à savoir le respect de la vie privée lors des paiements.
En ce qui concerne l’inclusion financière, elle voit en la monnaie numérique une grande possibilité d’atteindre les habitants et les entreprises des régions reculées et marginalisées. « Ce n’est un secret pour personne : les banques ne se précipitent pas pour desservir les populations pauvres et rurales », se justifie-t-elle.

S’agissant du volet sécuritaire et protection des consommateurs, Christine Lagarde a assuré toute la communauté financière. D’après elle, l’avantage à avoir la monnaie numérique a trait à la sécurité et à la protection des consommateurs. Il en est de même pour la vie privée.
« Plus fondamentalement, c’est de changement qu’il s’agit : nous devons nous ouvrir au changement, l’accepter et le façonner.

La technologie va changer et nous devons en faire autant, faute de quoi nous resterons la dernière feuille sur une branche morte, après que toutes les autres feuilles auront été balayées par le vent du changement », a-t-elle prévenu.