Fin de mission du FMI: La Côte d'Ivoire, selon les experts du FMI, offre des opportunités à capitaliser

Dans le cadre de la quatrième revue du Programme économique et financier triennal soutenu par le Fonds Monétaire International (FMI) grâce à des accords conclus dans le cadre de la Facilité Élargie de Crédit (Fec) et du Mécanisme Élargi de Crédits (Medc), une mission d’experts a séjourné du 19 septembre au 3 octobre 2018 à Abidjan.
Au terme de ladite mission, les experts du Fonds monétaire international (Fmi), avec à leur tête, Mme Céline Allard, ont conclu un nouvel accord avec les autorités ivoiriennes. L’accord, d’après toujours le communiqué final qui a sanctionné cette énième mission, fait suite aux performances réalisées, en matière de gouvernance dans divers secteurs clés de l’économie.  »En dépit des chocs endogènes et exogènes de l’année 2017, l’économie ivoirienne a montré sa résilience et de bonnes performances économiques sont prévues pour 2018 et 2019.
L’inflation devrait rester bien en dessous de la norme de 3% de l’Union Économique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest -(UEMOA) », a indiqué Céline Allard. Selon elle, les performances réalisées dans le cadre du programme appuyé par le FMI ont été solides au cours du premier semestre de 2018. Tous les critères de performance et les repères indicatifs pour fin juin 2018 ont été atteints. Les repères structurels sur la gestion de la dette publique, le suivi des entreprises publiques, et de politique fiscale et d’administration budgétaire ont également été mis en œuvre.
Poursuivant, Céline Allard a annoncé que la mission du FMI et les autorités ivoiriennes se sont accordées sur des mesures de politiques budgétaires pour 2019 en vue d’atteindre les principaux objectifs du programme. Lesquelles mesures, précise toujours le communiqué, devraient permettre au déficit budgétaire de converger vers la norme du déficit régional de l’UEMOA de 3% du PIB. La mission du FMI et les autorités se sont également accordées sur la nécessité de préserver la viabilité de la dette, tout en créant l’espace nécessaire pour financer le Programme National de Développement (2016-2020).
En somme, la mission a noté les progrès réalisés en matière de restructuration et de suivi rapproché des entreprises publiques, ainsi que de surveillance des partenariats publics-privés et de leurs risques budgétaires associés. La mission a également félicité les autorités pour les mesures prises pour renforcer le secteur de l’énergie et assurer la viabilité du secteur à moyen terme.