Coopération économique: Plus de 73 milliards de Fcfa du Fmi à la Côte d’Ivoire

Le Fonds monétaire international (Fmi) vient de décaisser plus de 73 milliards de Fcfa en faveur de la Côte d’Ivoire, au titre de la facilité élargie de crédit et du mécanisme élargi de crédit, dans un communiqué rendu public par l’Institution financière de Breton Woods le 28 janvier 2019. Ce décaissement fait suite à la quatrième revue des accords au titre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC) et du Mécanisme Élargi de Crédit (MEDC) en faveur du pays.
À l’issue des débats du Conseil d’Administration, M. Furusawa, président par intérim et directeur général adjoint a prononcé la déclaration ci-après : «La Côte d’Ivoire met en œuvre un programme de politique macroéconomique et de réformes structurelles visant à maintenir une croissance forte, assurer la stabilité macroéconomique, réduire la pauvreté et promouvoir l’inclusion.
Le pays a obtenu des résultats satisfaisants dans le cadre de son programme appuyé par le FMI, particulièrement pour ce qui a trait à l’achèvement des critères de performance. Des progrès ont également été réalisés dans la conformité avec les repères structurels, même s’il y a encore des efforts à faire. Avec la mise en œuvre des politiques économiques et des réformes structurelles saines, on peut s’attendre à ce que les perspectives à moyen-terme demeurent robustes ».
Au niveau des Finances Publiques, le Fmi relève que l’objectif de déficit budgétaire visé par le programme en 2018 est réalisable, soulignant que les autorités ont réaffirmé leur engagement à atteindre la norme régionale de l’UEMOA de 3 % du PIB pour le déficit en 2019. Ceci nécessitera, poursuit le Fonds, des mesures supplémentaires d’accroissement des recettes et de limite des dépenses tout en préservant les dépenses pro-pauvres. Concernant le financement, la nouvelle stratégie des autorités en matière de gestion de la dette envisage un mélange à parts égales de sources de financement en devises nationale et étrangères. Dans ce contexte, une politique d’emprunt prudente requiert une évaluation minutieuse des coûts et avantages des nouveaux prêts pour que la trajectoire de la dette de la Côte d’Ivoire demeure viable.
« Renforcer la gestion des finances publiques et de la dette demeure essentiel au maintien de la viabilité de la dette. Les autorités entendent persévérer dans la mise en œuvre de leurs réformes structurelles visant à renforcer l’administration fiscale et la gestion des finances publiques, améliorer le climat des affaires, promouvoir une croissance inclusive, et consolider la stabilité du secteur bancaire. Elles visent également à améliorer l’appareil statistique de la Côte d’Ivoire de manière à asseoir leurs décisions de politiques économiques sur des informations de meilleure qualité », a conclu le Fmi.