Contrôle des opérations de changes: L’IGT lance un audit à la DECFinEx pour évaluer l’efficacité du dispositif

Conformément au plan d’audit 2020, l’Inspection Générale du Trésor (IGT) à travers la Division Audit Interne (DAI) a procédé, le mardi 09 juin 2020, dans la salle de conférence de l’IGT, à Abidjan Plateau, au lancement d’une mission d’audit sur l’ «évaluation de l’efficacité du dispositif de contrôle des opérations de change ». La séance de lancement a été présidée par M. Koné DOFÉRÉ, Inspecteur Général du Trésor en présence de MM. MÉA Aimé, Conseiller Technique du Directeur Général en charge de la Qualité, du Contrôle Interne et de la Maîtrise des Risques, Savané Mori, Directeur des Établissements de Crédits et des Finances Extérieures (DECFinEx) et GUIBÉI Kacou, Chef de Division Audit Interne.

L’audit se déroulera à la Direction des Établissements de Crédit et des Finances Extérieures (DECFinEx), structure chargée entre autres d’ instruire les dossiers d’agrément, veiller au respect de la réglementation et suivre les activités des banques et établissements financiers, en liaison avec la BCEAO ; de contrôler les changes et opérations financières avec l’étranger, en liaison avec la BCEAO ; de suivre, au sein de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, la politique de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Ainsi, selon M. DOFÉRÉ, cette mission qui prend fin le 10 août 2020, a pour objectif général d’apprécier l’efficacité du dispositif mis en place par la DECFinEx en vue de la maîtrise de ses opérations de contrôle de changes. Plus spécifiquement, il s’agit de s’assurer que le contrôle des opérations de changes se fait conformément à un cadre référentiel juridique, qu’il existe une cartographie des risques dédiée au contrôle des opérations de changes et que l’octroi des agréments aux Bureaux de Changes Manuels (BCM) ainsi que la délivrance de diverses autorisations, obéissent à la réglementation en vigueur.

L’Inspecteur Général a rassuré que l’audit, à la différence de l’inspection classique, n’a pas pour but de sanctionner mais de relever les dysfonctionnements, d’y apporter des mesures correctives afin d’améliorer les performances des services.

À suite, M. MÉA Aimé Nazaire, Conseiller Technique du Directeur Général, a ajouté que l’audit interne en tant qu’instrument d’accompagnement, s’inscrit dans le cadre du processus d’amélioration continue en vue d’apporter une plus-value aux procédures de travail des services du Trésor Public.

Pour sa part, M. GUIBÉI a rappelé succinctement les différentes étapes de l’audit interne que sont : la planification, la réalisation et la communication ou la restitution. Avant de préciser que c’est une activité régie par les normes contenues dans le Cadre de Référence International des Pratiques Professionnelles (CRIPP). À l’en croire, l’audit interne qui intervient toujours à partir d’un mandat adopte une démarche fondée sur la confiance, la recherche de la collaboration du service audité. C’est pourquoi, il a insisté sur la disponibilité des responsables de la DECFinEx pour assurer un succès à la mission.