Marchés des matières premières : La noix de cajou et le cacao perdent respectivement 22,1% et 12,0% de leur valeur

Dans sa note mensuelle de conjoncture économique dans les pays de l’Uemoa consacrée au mois de février 2021, rendue publique sur son site, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), a exposé la situation des matières premières sur le marché international. De cette note, le constat qui se dégage est que les pays de l’Uemoa vendent moins cher leurs matières premières sur le marché international plus que ce qu’ils y achètent en retour pour leur consommation. Ci-dessous, les détails des cours des matières premières proposés à l’international.

Les cours des matières premières exportées par les pays de l’Union ont connu une hausse durant la période sous revue. De même, les cours des produits alimentaires importés ont continué sur leur trend haussier. Les prix des principaux produits de base exportés par les pays de l’Union ont connu une hausse de 1,4%, après celle de 2,1% en janvier 2021. Ce ralentissement est le fait de la résurgence des contaminations au coronavirus, qui a négativement impacté la reprise de la demande mondiale. Les hausses de prix concernent les produits énergétiques (+15,3% après +9,8% en janvier 2021). Les produits non énergétiques ont, quant à eux, connu un repli de 0,8% après leur hausse de +1,0% en janvier 2021. Suivant le détail des produits, l’augmentation des cours des matières premières exportées par les pays de l’Union concerne le pétrole (+12,6% contre +9,8%), le gaz naturel (+33,9% contre +9,4%), le coton (+7,6% contre +8,7%), le caoutchouc (+4,1% contre -0,2%), l’huile de palme (+5,0% contre +7,8%), le phosphate (+3,7% contre +2,0%), le zinc (+1,4% contre -2,7%), le café (+2,5% contre -2,0%) et le cacao (+0,1% contre -0,7%).

Les baisses des prix notées au niveau de l’huile d’arachide (-38,2% contre -2,4%), de noix de cajou (-3,8% contre -0,7%), de l’uranium (-4,0% contre +0,3%), de l’or (-2,9% contre +0,6%) et du bois grume (-0,2% contre -0,2%) ont exercé un effet modérateur.

Le renforcement des prix du pétrole est imputable à l’accord des pays membres de l’OPEP+ (Organisation des pays exportateurs du pétrole et ses alliés) de restriction de l’offre et à la hausse de la demande. Les 13 membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ont pompé 24,9 millions de barils par jour (bpj) en février 2021, soit une baisse de production de 870.000 bpj par rapport à janvier. Il s’agit de la première baisse mensuelle depuis juin 2020. Les cours du coton ont de leur côté poursuivi leur envolée en février 2021. Cette tendance est notamment portée par la demande en provenance de la Chine.

Par rapport à février 2020, les prix des principaux produits exportés par les pays de l’UEMOA ont augmenté de 7,4% en février 2021, après une réalisation de +4,7% le mois dernier. Les accroissements des cours concernent des produits énergétiques comme le pétrole (+13,0%) et le gaz naturel (+76,2%), ainsi que des produits non énergétiques (+5,5%), dont les huiles (+44,0%), les autres matières premières (coton et caoutchouc) qui ont augmenté de +25,2%, les fertilisants (+21,6%), les métaux et minéraux (+17,0%), et les métaux précieux (+13,5%). Les baisses enregistrées au niveau de la noix de cajou (-22,1%) et du cacao (-12,0%) ont exercé un effet modérateur. Les prix des principaux produits alimentaires importés dans l’UEMOA ont augmenté de 3,9% au cours de la période sous revue, après une réalisation de +11,5% en janvier 2021. Cet accroissement concerne l’huile de soja (+6,6%), le maïs (+6,3%) et le sucre (+3,0%). Les baisses au niveau du blé (-1,1%) et du riz (-0,5%) ont exercé un effet modérateur. S’agissant des prix du maïs, les craintes liées à la sécheresse en Amérique du Sud et la suspension temporaire des enregistrements d’exportations en Argentine ont continué de tirer vers le haut les prix internationaux du maïs. La hausse des prix du sucre découle en grande partie de la baisse de la production dans les principaux pays producteurs et la forte demande d’importations en provenance d’Asie ayant suscité des inquiétudes persistantes concernant le resserrement des approvisionnements mondiaux. Néanmoins, les attentes d’une reprise de la production en Thaïlande et d’une récolte exceptionnelle en Inde ont freiné l’augmentation.

Par rapport à la même période de l’année 2020, les prix des principaux produits alimentaires importés par les pays de l’UEMOA ont augmenté de 32,3%, après une hausse de 24,4% le mois dernier. Les prix sont tirés principalement par l’accroissement des cours du maïs (+45,4%), de l’huile de soja (+52,6%), du blé (+18,2%), du riz (+11,7%) et du sucre (+10,7%).

Source : Bceao
NB : La titraille est de la rédaction.