Cop 15/Alex Assanvo, Sg de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG) :«Le cacao est une solution à la déforestation et non un problème»

Les assises de la Cop15 (Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et la sécheresse), qui tirent allégrement à leur fin, auront été une occasion exceptionnelle pour les participants de s’accorder sur un certain nombre de points, mais aussi de mettre les points sur les ‘‘i’’, notamment ceux qui lient la déforestation et l’appauvrissement du sol à la culture du café et du cacao. Alex Assanvo, Secrétaire exécutif de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG), qui animait une conférence de presse le vendredi 13 mai 2022, n’est pas passé par quatre chemins pour dire ses vérités crues aux pourfendeurs de cette thèse qui, selon des experts, ne peut être l’unique cause de la déforestation tant en Côte d’Ivoire qu’ailleurs. «Le cacao est une solution à la déforestation et non un problème. Le cacao est l’ami de la forêt», a expliqué Alex Assanvo à qui veut l’entendre. Le disant, le Sg de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire – Ghana pèse très bien ses propos. Il entend ainsi, sans le dire, faire comprendre à la communauté internationale, et singulièrement à l’Union européenne (UE) qu’elle gagnerait mieux à chercher les causes profondes de la déforestation ailleurs, que de s’acharner sur la cacaoculture dont les fruits constituent une des principales économie de certains pays comme la Côte d’Ivoire. Si l’on poussait les réflexions encore plus loin, on devrait imputer cette responsabilité aux autres cultures de rentre comme l’hévéaculture ou encore le secteur du palmier à huiles. Lesquelles occupent aussi de grandes surfaces. Malheureusement, c’est le seul secteur du café et du cacao qui est, aujourd’hui dans l’œil du cyclone, malgré les efforts accomplis par la Côte d’Ivoire et le Ghana pour garantir une traçabilité de l’économie cacaoyère et assurer la durabilité de la cacaoculture.