Soutien aux économies africaines: La Bad cherche près des 5 240 milliards de Fcfa

La Banque africaine de développement (Bad) est actuellement en quête de près de 8 milliards de dollars (soit environ 5240 milliards de Fcfa). Ce fonds qui sera levé sur le marché financier, s’inscrit dans le cadre de son mandat de soutien à ses pays membres régionaux (PMR). Les membres du conseil d’administration ont donné leur feu vert pour la levée dudit fonds, sur les marchés de capitaux. Notée triple A par les agences internationales de notation les plus réputées (Fitch, Moody’s et Standard & Poor’s), la Banque dispose d’une gamme d’instruments financiers lui permettant de procéder facilement à des émissions libellées en dollars américains (EU), en euros, en livres sterling et en dollars australiens. Au cours des cinq dernières années, la Banque africaine de développement a porté une attention toute particulière sur les investissements à forte responsabilité sociétale et environnementale, notamment à travers l’émission d’obligations vertes qui a forgé sa réputation dans ce domaine.
«Nous avons accru en notre visibilité sur les marchés des capitaux et nous continuerons à lever des fonds auprès des investisseurs du monde entier dans le but de fournir à nos clients des ressources compétitives», a assuré Hassatou N’Sele, vice-présidente par intérim en charge des finances et de la trésorerie à la Banque. Preuve irréfutable de sa volonté de poursuivre son soutien à ses PMR, la Banque a lancé en novembre 2017 un programme d’obligations sociales axé sur les vrais défis de développement que l’Afrique doit relever. A la faveur de la mise en œuvre de ses cinq priorités stratégiques dites High 5, la Banque a lancé des obligations thématiques dédiées aux piliers « Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », « Industrialiser l’Afrique » et « Eclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie », cette dernière ayant été récemment récompensée par un prix. Selon sa haute direction, la Banque continuera d’explorer les perspectives d’émissions obligataires en devises africaines afin de faciliter le financement de ses opérations en monnaie locale et de promouvoir le développement des marchés obligataires locaux en Afrique.

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